Texte à méditer :  Le divorce entre l'histoire et la géographie est dû au divorce entre l'espace et le temps.   Bertrand Russel

N'oubliez pas :

Vient de paraître

00 Chrono.jpg

La Société
+ AG 2007 Belin-Beliet
+ AG 2008 Cazaux
+ AG 2009 Arcachon
+ AG 2010 Lanton
+ AG 2011 Andernos-les-Bains
+ AG 2012 Arcachon
+ Activités
+ Association
+ Fédération Historique du Sud-Ouest
+ Sociétés amies
Publications
+ Auteurs
+ Derniers Bulletins
+ Diffusion en librairie
+ Editions de la SHAA
+ Prochain Bulletin
+ SHAA Articles
+ Sommaires Bulletins
AAPM - Musée
Archéologie
Archives
Art et Culture
Biographies
Dictionnaires
Forêt
Gastronomie
Géographie
Histoire
Linguistique
Littérature
Marine
Médecine
Ostréiculture
Patrimoine
Pêche
Recueils-Souvenirs
Sciences
Tourisme
Webmestre - Infos
Ecrire à Administrateur  Webmestre
Ajouter aux favoris  Favoris
Recommander ce site à un ami  Recommander
Version mobile   Version mobile
150e anniversaire d'Arcachon - 052 - Des Testerins voient rouge

Draparc.jpg

150e anniversaire d'Arcachon

Chronique n° 052


Des Testerins voient rouge.

* * *

Les usagers testerins et gujanais vont bientôt se fâcher. Arcachon, incontestablement, s’est largement développé dans la forêt usagère, au mépris de la coutume, en ce qui concerne l’abattage des pins et des chênes. Un procédé qu’en 1752 a condamné fermement l’intendant de Guyenne, sur plainte de propriétaires d’arbres. De plus, l’intendant a fait payer trente livres d’amende au seigneur de Ruat, coupable d'avoir coupé des arbres dans la forêt usagère, afin d’y installer des filets de chasse, dans un couloir ainsi dégagé. Et voilà que, moins d’un siècle après, les héritiers de ces farouches gardiens de la coutume usagère, arrivés aux affaires, acceptent les larges percées d’avenues dans leur forêt. Mais certains de leurs administrés se rebellent. Voici pourquoi et comment.

 

En 1847, le docteur Lalesque vend trois terrains boisés, situés le long de l’actuelle allée de La Chapelle, l’une des plus anciennes voies d’Arcachon. Trois chalets y poussent, en bordure. Les années suivantes, Lalesque vend encore cinq autres lots, au même endroit, que les nouveaux propriétaires déboisent. Or, il faut se souvenir de ce que représente ce site de traditionnels pèlerinages dans la mémoire collective. Le maire de La Teste, Jean Fleury, n'a-t-il pas déclaré en plein conseil municipal, le 23 mai 1846 : "le saint usage, l’antiquité, tout invite à respecter l’existence des magnifiques bordures de chênes séculaires, sur la route poudreuse que nos ancêtres ont si souvent et si pieusement foulée". Quand des usagers testerins découvrent le saccage de leur forêt, ils voient rouge. Si bien qu’un petit matin gris de février 1852, on découvre à terre, sciés, selon les droits de l’usage, les derniers chênes qui bordent l’historique allée. On s’indigne. Le 22 février, “L'Indicateur”, de Bordeaux, pousse des cris : "violation du code civil (...) atteinte au droit sacré de propriété, vandalisme (...). Élus attention : la population qui cherche l’ombrage et le calme va partir à Royan... etc, etc...".

 

Cependant d’autres atteintes au droit d'usage se poursuivent. Les époux Deganne vendent cinquante-cinq pins au scieur de long, dit La Plume, et à deux charpentiers. Le bois est débité et revendu. La veuve Lafon, née Jéhenne, pratique de même, tout cela alors que la transaction de 1759 interdit absolument la revente du bois coupé dans la forêt usagère. Les municipalités de La Teste et de Gujan demandent aussitôt des indemnités. Le grand mot est lâché. Il va tout emporter. Un acte signé le 17 juillet 1855 par devant les notaires Dumora et Dignac, stipule clairement "que dans un avenir prochain, une cité gracieuse aura remplacé l’antique forêt usagère. Par la force des choses, il y a lieu de faciliter son essor. L’un de ces moyens réside dans l’affranchissement des respectables droits d’usage. Il est facile de concilier les positions opposées des parties en leur donnant satisfaction à l’aide d’une indemnité qui sera payée à l’usager en échange de son droit d’usage par le propriétaire du sol affranchi".

 

Ca y est, c’est fait : c’en est bientôt fini de cette vieille forêt usagère d’Arcachon ! Lamarque de Plaisance, celui qui a bu à la ville future, rachète le premier, des droits d’usage. Mais, pas de nostalgie. On ne va tout de même pas se mettre à regretter la diligence de Cazaubon, les longs convois nocturnes de péchouneyres dans la lande marécageuse et le piano de l’hôtel Legallais dont les notes couraient jusqu’aux pauvres cabanes de gourbet des pêcheurs d’Eyrac. On ne va pas les regretter ? C’est une autre histoire.

A suivre...

Jean Dubroca

Chronique sur Radio Côte d'Argent - 90,4 Mhz

(jeudi 5 avril 2007)

Blasonarc.jpg


Date de création : 24/05/2007 • 08:37
Dernière modification : 16/07/2007 • 12:10
Catégorie : 150e anniversaire d'Arcachon
Page lue 1172 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page

react.gifRéactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Les Tests de Buch

[ All of fame ]

01 - le premier
02 - le deuxième
03 - le troisième

Votre agenda

Inscrivez-vous !


Cliquez ici pour rejoindre Histoire-Traditions-Bassin-Arcachon

Météo

Voir la webcam



Marées
Mots gascons

Cercatz dens los noms de

Gasconha.com





Nouvelles d'ailleurs
Qualité de l'air






Indice de la qualité de l'air à Arcachon

Une visite s'impose

Les sites incontournables des amoureux du Bassin et de son histoire :

http://leonc.free.fr

www.arcachon-nostalgie.com

conçus par des membres de la Société Historique.

Visiteurs du site

   visiteurs

   visiteurs en ligne

^ Haut ^

Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch

Maison des Associations - 51 cours Tartas 33120 Arcachon - Tél 05 56 54 99 08

Permanence le mercredi de 14 h 00 à 17 h 00 ou sur rendez-vous


GuppY - http://www.freeguppy.org/    Site créé avec GuppY v4.5.19 © 2004-2005 - Licence Libre CeCILL   GuppY - http://www.freeguppy.org/

Document généré en 2.91 secondes