Texte à méditer :  L'histoire est encore plus rancunière que les hommes.   Nicolaï Karamzine

N'oubliez pas :

Vient de paraître

00 Chrono.jpg

La Société
+ AG 2007 Belin-Beliet
+ AG 2008 Cazaux
+ AG 2009 Arcachon
+ AG 2010 Lanton
+ AG 2011 Andernos-les-Bains
+ AG 2012 Arcachon
+ Activités
+ Association
+ Fédération Historique du Sud-Ouest
+ Sociétés amies
Publications
+ Auteurs
+ Derniers Bulletins
+ Diffusion en librairie
+ Editions de la SHAA
+ Prochain Bulletin
+ SHAA Articles
+ Sommaires Bulletins
AAPM - Musée
Archéologie
Archives
Art et Culture
Biographies
Dictionnaires
Forêt
Gastronomie
Géographie
Histoire
Linguistique
Littérature
Marine
Médecine
Ostréiculture
Patrimoine
Pêche
Recueils-Souvenirs
Sciences
Tourisme
Webmestre - Infos
Ecrire à Administrateur  Webmestre
Ajouter aux favoris  Favoris
Recommander ce site à un ami  Recommander
Version mobile   Version mobile
150e anniversaire d'Arcachon - 037 - Un corsaire défie la Chapelle

Draparc.jpg

150e anniversaire d'Arcachon

Chronique n° 037


Un corsaire défie la Chapelle.

* * *

Nous avons laissé la chapelle de Notre Dame d’Arcachon à la veille de la Révolution. Elle est pillée en mars 1789, une avant-première, mais il semble bien que les pèlerinages y continuent puisque, le 25 mars 1794, malgré l’interdiction de la municipalité testerine, des fidèles de Gujan et du Teich se rendent pour prier Notre-Dame d’Arcachon, alors que le culte révolutionnaire arrive à son apogée.

 

Les années passent ... Les marins du Bassin pétitionnent pour obtenir un chapelain dans leur église arcachonnaise, en septembre 1804. Cinq ans plus tard, comme si déjà le destin d’Arcachon faisait un signe, voilà qu’un marin tout différent - songez qu’il est Normand et peut-être même corsaire - débarque de La Joséphine, en provenance de l’île Maurice, un certain François Legallais qui s’installe à La Teste. Il s’y marie le 20 mars 1811, avec une Bougès, Marie Angélique Dehilotte Phillis. Un événement en apparence anodin dans ces temps de conquêtes napoléoniennes et qui, pourtant, scelle l’avenir d’Arcachon. Il ne sera plus, dès lors, uniquement religieux. Mais personne ne le sait encore.

 

Cependant, alors que des navires de la jeune Amérique font souvent escale devant Arcachon, les temps restent troublés. Par exemple, le 4 juin 1811, un combat naval oppose La Dorade, malheureusement échouée, à la frégate anglaise Médusa dont les canots l’incendient. La paix revenue, la révolution de 1830 voit le préfet de la Gironde, Casimir Boleslas de Curzay, réfugié et très fâché de l’être, au beau milieu de l’île aux Oiseaux. Tel son confrère de rang subalterne, le héros d’Alphonse Daudet, le préfet girondin, inspiré par le calme du lieu, écrit un poème à la gloire de N.D. d’Arcachon.

 

Et nous pénétrons au XIXe siècle, en 1836, très exactement. Au moment où Louis-Napoléon Bonaparte fait sa première tentative de soulèvement à Strasbourg. Pendant ce temps et pour 560 francs, on rafraîchit les peintures de la chapelle. Il paraît que les résultats sont "d’une grossièreté extrême qui défigure tout". Le 22 février 1846, le conseil municipal testerin décide de consacrer 1685 francs pour orner l’extérieur de la chapelle. Jusqu’alors, ses quatre mètres de hauteur sont couronnés d’un clocher baroque où sonne une cloche bénie en 1783. Un simple auvent en bois précède la porte principale tournée vers l’ouest.

 

Et voilà qu’on affuble la modeste chapelle chargée d’un riche passé, d’un énorme portail toscan à fronton triangulaire, supporté par quatre colonnes aux allures vaguement Renaissance. Un témoignage non de bon goût mais de l’importance prise par la chapelle arcachonnaise et par l’idée que les Arcachonnais se font déjà de leur cité. Il est vrai que le 11 avril 1853, Arcachon compte déjà 329 habitants, devenus des sujets de Napoléon III. Désormais, les pièces de la mécanique qui fabriquera Arcachon sont en place. La preuve : huit notables testerins dont Lamarque de Plaisance et le curé Marty, demandent l’érection de la Chapelle d’Arcachon en succursale, dotée d’un prêtre permanent. C’est l’amplification des grandes manœuvres qui conduisent à l’indépendance d’Arcachon. Le décret impérial du 15 avril 1854 crée une paroisse. Elle comprend Eyrac, le Moulleau et la presqu’île du cap Ferret. Et l’on y obtient la nomination d’un prêtre. Ce sera l’abbé Mouls. Signe des nouveaux temps arcachonnais : il ne traîne pas et il organise une procession nautique le 8 août 1854, présidée par le cardinal Donnet.

 

En 1855, le 31 mars, le nouveau conseil de fabrique achète un terrain pour agrandir la chapelle. Le 10 novembre 1856, le projet de l’architecte Gustave Allaux est retenu. On construira une église néogothique à trois nefs pour le prix de 104 000 francs jugé, à l’époque, peu élevé. L’édifice s’élève exactement dans l’axe de la croix que l’on juge alors colossale, érigée un an avant, au bout de l’allée conduisant au Bassin, afin de remplacer une modeste croix de bois rouge dressée en 1722 sur un monticule de sable. Et le 6 juillet 1856, dans le grand apparat de trois évêques, le cardinal Donnet, pose la première pierre du monument. Quel curieux raccourci de l’Histoire, celui qui place cette église au centre du développement d’Arcachon, puisque, depuis les pas de l’exilé ermite Thomas Illyricus, il y aura eu l’arrivée de l’entreprenant abbé Mouls, le premier curé de la paroisse et l’appui constant du cardinal Donnet qui n’a pas manqué d’observer qu’Arcachon alors, reçoit 4000 habitants l’été. Autant d’âmes à protéger. Comment en est-on arrivé là ? C’est une autre histoire.

A suivre...

Jean Dubroca

Chronique sur Radio Côte d'Argent - 90,4 Mhz

(mercredi 14 mars 2007)

Blasonarc.jpg


Date de création : 04/05/2007 • 09:50
Dernière modification : 28/07/2007 • 15:47
Catégorie : 150e anniversaire d'Arcachon
Page lue 1176 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page

react.gifRéactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !


Les Tests de Buch

[ All of fame ]

01 - le premier
02 - le deuxième
03 - le troisième

Votre agenda

Inscrivez-vous !


Cliquez ici pour rejoindre Histoire-Traditions-Bassin-Arcachon

Météo

Voir la webcam



Marées
Mots gascons

Cercatz dens los noms de

Gasconha.com





Nouvelles d'ailleurs
Qualité de l'air






Indice de la qualité de l'air à Arcachon

Une visite s'impose

Les sites incontournables des amoureux du Bassin et de son histoire :

http://leonc.free.fr

www.arcachon-nostalgie.com

conçus par des membres de la Société Historique.

Visiteurs du site

   visiteurs

   visiteurs en ligne

^ Haut ^

Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch

Maison des Associations - 51 cours Tartas 33120 Arcachon - Tél 05 56 54 99 08

Permanence le mercredi de 14 h 00 à 17 h 00 ou sur rendez-vous


GuppY - http://www.freeguppy.org/    Site créé avec GuppY v4.5.19 © 2004-2005 - Licence Libre CeCILL   GuppY - http://www.freeguppy.org/

Document généré en 3.57 secondes