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Veyrier-Montagnères, maire d'Arcachon - Pages d'histoire locale 1921-1925

ARCACHON

Pages d'Histoire locale

1921-1925

par F. Canton


 

Janvier 1921.

 

Aidé du précieux appui de la municipalité et de la société du Casino de la Plage, le Syndicat d'initiative (président, M. Daniel Valleau) dote Arcachon d'un équipage ; qui, à partir de la deuxième quinzaine de janvier, chassera deux fois par semaine, sous la direction de M. le capitaine Esnault-Pelterie, maître d'équipage.

D'accord avec M. le docteur Armaingaud, M. Veyrier-Montagnères prend l'initiative d'entrer en rapport avec la Muni­cipalité de Bordeaux, en vue de la vente à cette ville, du sanatorium de Moulleau, pour le prix de un million.

Cette proposition n'ayant pas abouti, M. Veyrier-Monta­gnères fît des ouvertures à l'Assistance publique de Paris, sous la réserve qu'aucun contagieux ne serait envoyé au sanatorium et qu'un certain nombre de lits seraient réser­vés aux enfants originaires du département de la Gironde.

Dans la pensée de M. Veyrier-Montagnères, le produit de la vente du sanatorium devait être affecté à l'édification d'un hôpital.

 

3 Janvier 1921.

 

Le Conseil général, réuni en session extraordinaire, pro­nonce la déchéance du tramway d'Arcachon à Moulleau, conformément à la demande de M. Veyrier-Montagnères et vote une somme de 40.000 francs pour en assurer provisoi­rement l'exploitation, à charge par le concessionnaire de rembourser au département les sommes qui seront débour­sées.

 

2 Février 1921.

 

M. Leredu, ministre du Travail, de l'Hygiène et de la Pré­voyance sociale, sollicité par M. Veyrier-Montagnères, vien­dra à Arcachon, le 20 février, pour fêter le cinquantenaire de la création de la société de secours mutuels « l'Union » et constater les résultats obtenus par le Dispensaire d'hy­giène sociale, créé par Mme Veyrier-Montagnères, en 1920.

 

Février 1921.

 

Le Journal officiel publie un décret déclarant applicable aux voies ferrées d'intérêt local et, notamment, au tramway d'Arcachon à Moulleau, le régime institué par ce décret pour les tramways urbains.

 

19 Février 1921.

 

M. Leredu, ministre de l'Hygiène, arrive le 19 février à Arcachon, accompagné de M. Arnault, préfet, de la Gironde, et descend chez M. et Mme Veyrier-Montagnères, à « Risque-Tout » où un dîner intime de 24 couverts est servi.

 

20 Février 1921.

 

A 9 heures du matin, M. Leredu, ministre de l'Hygiène, est reçu à la mairie par M. Veyrier-Montagnères.

A 10 heures, réception au Dispensaire d'hygiène sociale, rue du Casino.

Le ministre décerne la croix de la Légion d'honneur à M. le docteur Hameau, président de la Fédération des œu­vres sociales, et la médaille d'or de l'Assistance publique, à Mme Veyrier-Montagnères, créatrice de cette œuvre.

A midi, un banquet, présidé par le Ministre, est servi à l'hôtel Bristol-Jampy.

A 15 heures, visite et réception à la Pouponnière, boule­vard Deganne, où Mme Canton, secrétaire générale, fonda­trice de l'Œuvre, fait l'historique de la société, depuis sa créa­tion, en 1902.

Le Ministre se rend ensuite au Stade Mateo-Petit. où une partie de football-rugby, est jouée entre « Biarritz-Olympi­que» et une sélection des équipes d'Arcachon, La Teste et Gujan-Mestras, en présence de 3.000 spectateurs.

Le Ministre quitte ensuite Arcachon, en automobile.

 

Mars 1921.

 

La Société hippique, qui n'avait pu fonctionner pendant la guerre, se réunit, sur l'initiative de M. Veyrier-Montagnères et nomme président, M. Jacques Meller, en rempla­cement de M. Léon Prom, décédé.

 

Dispensaire d'hygiène sociale.

 

Le Dispensaire d'hygiène sociale, qui donne déjà des con­sultation gratuites pour les maladies des voies respiratoires, pour l'orthopédie, pour le larynx, la gorge et la médecine générale, ouvre, à partir du 1er mars 1921, une consultation pour les maladies des yeux, qui aura lieu le premier diman­che de chaque mois.

A partir du 15 avril 1921, leçons de puériculture et conseils aux mères, tous les quinze jours, par M. le docteur Monod. Pesée et mensuration des enfants âgés de 15 jours à 3 ans.

 

16 Mai 1921.

 

Sous la présidence d'honneur de M. Veyrier-Montagnères, a lieu un rallye-hippique, organisé par le Syndicat d'initiative.

Après la distribution des récompenses présidée par M. Vey­rier-Montagnères, un déjeuner pique-nique est servi à « Con­tre-Tout ».

Au Champagne, toast de M. Veyrier-Montagnères remerciant M. de la Chevrelière, qui a présidé à l'organisation du parcours qui comportait 15 kilomètres.

 

28 Mai 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères donne lecture au Conseil municipal d'une lettre de M. Eyssartier, annonçant qu'il donne sa démission d'adjoint.

Il fait connaître qu'une société musicale en formation offre à la ville de faire des concerts publics, sous la direction de M. Guérin, ancien chef de musique militaire, directeur des cours de musique aux écoles communales. La ville allouerait â cette société une subvention de 400 francs par concert, avec un minimum de 25 sorties.

Le Conseil accepte cette offre.

 

4 Juin 1921.

 

M. Bon, remplaçant M. Eyssartier comme 1er adjoint, M. Jaumard est nommé 2e adjoint.

 

20 Juin 1921.

 

La société « l'Harmonie d'Arcachon » nomme M. Veyrier-Montagnères, président d'honneur.

 

18 Juin 1921.

 

Au cours d'un voyage à Paris, M. Veyrier-Montagnères a un entretien avec M. Paul, directeur de la Compagnie des chemins de fer du Midi, et attire son attention sur l'utilité qu'il y aurait à revoir avec soin le projet de réfection de la gare d'Arcachon, de manière à ne pas déplacer le bâtiment actuel de départ et d'arrivée des voyageurs, tout en effec­tuant les agrandissements et aménagements que comporte l'importance du trafic ; ce qui pourrait permettre de laisser à la disposition du public les Quinconces de la gare, qui cons­tituent une très belle promenade.

 

18 Juin 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères est reçu par M. Rio, sous-secré­taire d'Etat de la Marine marchande, et lui demande de faire étudier un projet d'amélioration des passes et l'établissement d'un port, à Arcachon.

 

7 Juillet 1921.

 

M. Paul, directeur de la Compagnie du Midi, informe M. Veyrier-Montagnères, qu'il donne satisfaction à la pétition qu'il lui a transmise, en la recommandant, émanant des commerçants d'Arcachon et tendant à obtenir la mise en marche d'un nouveau train, de Lamothe à Arcachon.

Le nouveau train sera mis en marche à partir du 10 juillet. Il partira de Lamothe vers 21 heures et arrivera à Arcachon à 21 h. 30.

 

17 Juillet 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, au stade Mateo-Petit, au concours régional de gymnastique organisé par la Fédé­ration des Sociétés du Sud-Ouest, avec le concours du Syndicat d'initiative, de la ville d'Arcachon et des deux sociétés locales « Tout pour la Patrie » et les « Enfants d'Arcachon ». M. Emile Laparra, délégué de l'Union des sociétés de gymnastique de France, remercie M. Veyrier-Montagnères d'avoir assuré le concours de la ville à cette fête.

M Veyrier-Montagnères répond que tout le mérite du suc­cès revient à M. Daniel Valleau et aux deux sociétés locales.

 

23 Juillet 1921.

 

Rallye-hippique très brillant. Le soir, au Casino de la Plage, dîner par petites tables, sous la présidence de M. Vey­rier-Montagnères et distribution des prix.

 

5 Août 1921.

 

La population, protestant contre le prix exorbitant de la viande de boucherie, M. Veyrier-Montagnères intervient au­près des bouchers, qui refusent de donner satisfaction au désir des consommateurs.

Dans ces conditions, M. Veyrier-Montagnères prend d'of­fice un arrêté taxant la viande. Les bouchers l'informent verbalement qu'ils ne respecteront pas cet arrêté, font apposer en ville des affiches de protestation, et menacent de fermer leurs magasins.

M. Veyrier-Montagnères se préoccupe aussitôt d'assurer un approvisionnement de viande, aussi complet que possible et met à la disposition des industriels de bonne volonté le magasin de la ville avoisinant le marché.

 

7 Août 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet organisé par l'Association arcachonnaise des mutilés, qui célèbre sa fête annuelle, sous la présidence de M. le colonel Picot, député

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

 

7 Août 1921.

 

Les bouchers ferment leurs magasins pendant deux jours ; mais ils ne persistent pas dans leur attitude : ils s'inclinent devant l'arrêté municipal du 5 août.

 

22 Août 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères étudie le moyen d'empêcher la honteuse spéculation qui se produit, au sujet de la vente au détail, du poisson, certains marchands faisant subir une scandaleuse majoration sur les prix de gros.

 

22 Août 1921.

 

D'accord avec les boulangers, M. Veyrier-Montagnères prend un arrêté taxant le pain, avec une baisse de prix.

 

24 Août 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères réunit, à la mairie, les représen­tants des trois pêcheries d'Arcachon, en vue d'étudier la possibilité d'instituer au marché la vente directe du poisson aux consommateurs.

On décide que M. Veyrier-Montagnères convoquera à la mairie tous les marchands de poisson au détail, pour établir les bases d'une entente au sujet des prix.

 

25 Août 1921.

 

Les marchands de poisson répondent à l'invitation de M. Veyrier-Montagnères et acceptent un barème des prix de vente au détail, qui a été élaboré par les représentants des trois pêcheries, d'accord avec la Municipalité.

Ces prix seront affichés tous les matins, à l'entrée du mar­ché, par les soins de la Mairie et communiqués aux mar­chands, qui devront s'y conformer.

 

5 Septembre 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères est nommé vice-président de la Commission des finances du Conseil général de la Gironde.

 

1er Novembre 1921.

 

Hommage solennel rendu aux morts de la guerre. Pèleri­nage au cimetière. Aucun discours n'est prononcé.

 

2 Novembre 1921.

 

Entente entre la Municipalité et l'équipage de chasse. Les chasses commenceront le 5 novembre.

 

12 et 13 Novembre 1921.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, à Toulouse, au Congrès des Fédérations des syndicats d'initiative Pyrénées-Langue­doc, Roussillon et Pyrénées-Guyenne et Gascogne.

Sur la proposition de MM. Veyrier-Montagnères et Daniel Valleau, président du Syndicat d'initiative d'Arcachon, il est décidé que le Congrès de la Confédération se tiendra à Arcachon, en novembre 1922.

 

25 Novembre 1921.

 

Mme Veyrier-Montagnères est déléguée par le Comité de Bordeaux des villages libérés, pour établir la liaison et l'en­tente entre les Comités du Bassin (Arcachon-La Teste-Gujan-Mestras-Le Teich-Arès).

Deux des six villages adoptés par le département de la Gi­ronde sont attribués à ces comités.

Des secours en nature et en espèces sont envoyés à ces deux villages (Lacroix-sur-Meuse et Roucy) par la Section d'Arcachon, présidée par Mme Veyrier-Montagnères : se­cours en nature à Lacroix-sur-Meuse d'une valeur de 1.097 fr. 85 ; secours en espèces, 13.000 francs.

Secours en espèces envoyés à Roucy : 7.000 francs.

Mme Veyrier-Montagnères reçoit des lettres touchantes de remerciements, des maires de ces deux communes.

 

28 Décembre 1921.

 

Un arbre de Noël est offert, au Grand-Théâtre, aux pupil­les de la nation, sous le patronage de la Fédération des œuvres d'hygiène, de prévoyance et de solidarité sociale, des sociétés « Les Mutilés », « Les Combattants » et « Les Médail­lés militaires ».

Mme Veyrier-Montagnères, présidente d'honneur de la Fé­dération et présidente de la Commission permanente des pupilles de la nation, avait réglé les détails de cette fête avec un soin tout particulier.

 

29 Décembre 1921.

 

Mme Veyrier-Montagnères offre un arbre de Noël aux en­fants qui ont suivi assidûment les consultations gratuites de nourrissons de la Croix-Rouge.

 

Janvier 1922.

 

Mme Veyrier-Montagnères est nommée chevalier de la Légion d'honneur.

Le Journal officiel énumère de la façon suivante, les titres a cette haute distinction :

« Mme Veyrier-Montagnères (Mathilde), présidente d'hon­neur de la Fédération arcachonnaise des œuvres d'hygiène sociale d'Arcachon ; depuis 20 ans, n'a cessé de se dévouer au soulagement de toutes les misères, avec une générosité, une abnégation, un dévouement dignes d'être donnés en exemple. Femme de grande intelligence, qui exerce l'action personnelle la plus bienfaisante et qui a su ajouter aux sacri­fices pécuniaires, le don absolu de son grand cœur, dans la lutte incessante contre les fléaux sociaux. »

 

30 Janvier 1922.

 

La Fédération arcachonnaise des œuvres d'hygiène, de prévoyance et de solidarité sociale, offre à sa fondatrice, Mme Veyrier-Montagnères, un témoignage de sympathie et de reconnaissance, à l'occasion de sa nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur.

Discours du président, M. le docteur André Hameau, qui remet à Mme Veyrier-Montagnères une magnifique croix ornée de brillants.

 

16 Février 1922.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », M. Arnault, préfet de la Gironde, et les membres du Conseil de révision.

 

16 Février 1922.

 

M. Veyrier-Montagnères rend compte au Conseil muni­cipal des démarches qu'il a faites et qui ont abouti, auprès du propriétaire de l'immeuble des « Ancres d'or », destiné à l'agrandissement de la Mairie.

L'entente s'est réalisée avec le propriétaire sur le prix de 160.000 francs et avec les locataires, sur l'indemnité de dé­part, de 50.000 francs.

 

13 Mai 1922.

 

Le Conseil municipal vote la réfection de la place Thiers et la transformation de la clôture ouest conforme à l'hygiène et au sens esthétique.

 

20 Mai 1922.

 

Sur l'initiative de M. Veyrier-Montagnères, un Comité se constitue, ayant pour mission de continuer à recueillir les souscriptions, pour le monument aux morts de la guerre.

 

1erJuillet 1922.

 

En raison de son état de santé, M. Veyrier-Montagnères se voit contraint, à son grand regret, d'adresser à M. le Préfet de la Gironde sa démission des fonctions de maire d'Arca­chon, qu'il remplit depuis vingt-cinq ans.

Voici en quels termes M. le Préfet de la Gironde lui ac­cuse réception de cette démission.

« Bordeaux, le 4 juillet 1922

» Mon Cher Maire,

» C'est avec infiniment de tristesse que je vous accuse ré­ception de votre démission de maire d'Arcachon, et il n'a pas fallu moins que les impérieuses raisons de santé que vous m'avez fait valoir pour me décider à l'accepter.

» Pendant les vingt-cinq années de votre magistrature, vous avez donné sans compter votre temps et votre peine, en même temps que les ressources de votre intelligence, pour faire d'Arcachon ce qu'il est, c'est-à-dire une des plus belles stations balnéaires de France et l'une des mieux tenues.

» Vos concitoyens vous ont témoigné leur reconnaissance en vous maintenant pendant cette longue période, non seule­ment comme maire, mais aussi comme conseiller général d'Arcachon.

» Il reste a l'Administration préfectorale à vous témoigner, à son tour, sa gratitude, pour la collaboration précieuse que vous-lui avez apportée en toutes circonstances.

» Je le fais de grand cœur et je tiens à vous donner l'as­surance que je conserverai toujours le souvenir reconnais­sant du maire si distingué et si courtois que vous avez été.

» Je me plais à espérer que, comme Conseiller général d'Arcachon, vous voudrez bien continuer à cette ville et à mon administration, le concours que vous n'avez cessé de leur prêter.

» Veuillez agréer, mon cher maire, avec l'expression re­nouvelée de mes très vifs regrets, l'assurance de mon affec­tueux dévouement.

» Le Préfet,

» Ch. Arnault. »

 

16 Juillet 1922.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », les membres du Conseil municipal et M. Pierre Dignac, député.

 

17 Juillet 1922.

 

M Veyrier-Montagnères préside la séance du Conseil mu­nicipal, qui doit élire un nouveau maire.

M. Ramon Bon, premier adjoint, est élu maire, par 21 voix, 1 bulletin blanc, sur 22 votants.

Avant de quitter le fauteuil présidentiel, M. Veyrier-Mon­tagnères félicite le nouveau maire et s'exprime en ces termes, en ce qui concerne la situation financière de la ville :

« Comme toutes les villes de France, Arcachon a souffert de la guerre. Les services normaux ont été arrêtés dans leur développement par des obligations pressantes et lourdes.

» L'absence de main-d'œuvre, la hausse des salaires, les difficultés toujours croissantes de la vie, ne nous ont pas tou­jours permis d'effectuer au jour le jour (comme il était fait en temps de paix) les besognes utiles. Nous avons cependant conscience d'avoir fait pour le mieux et je suis, pour ma part, convaincu que l'avenir, plus impartial que ne l'est quelque­fois le présent, rendra finalement justice à nos efforts et à notre zèle.

» Mais, de ce que les circonstances ne nous ont pas per­mis d'agir au gré de nos désirs et de notre volonté, il serait injuste de conclure que rien n'a été fait et que l'état de nos finances ne permet pas, sans tirer à nouveau sur les contri­buables, d'achever la tâche interrompue par la guerre.

» Vous savez dans quelles conditions a été contracté notre deuxième emprunt de 4 millions, en décembre 1920 ; je ne reviendrai pas sur son caractère obligatoire, étant donné les difficultés que nous avions à assurer, sans la création de res­sources nouvelles, les services publics devenus triplement onéreux.

» Cet emprunt a été contracté au taux relativement réduit de 6 fr. 85 p. 100 au moment précis où le loyer de l'argent allait devenir plus élevé et passer à 7 fr. 25 p. 100 pour arri­ver actuellement à 9 p. 100.

» Pour gagner cet emprunt de 4 millions, il a été néces­saire d'imposer des centimes additionnels. Mais il faut re­marquer que les emprunts précédents arrivent à expiration dans seize ans et qu'à cette date le nombre des centimes affectés à l'amortissement d'emprunts sera à peu près exac­tement le même qu'antérieurement à 1921.

» Il y a lieu de considérer que l'emprunt aura permis à la ville, non seulement de payer sa dette de guerre, d'effec­tuer des travaux de voirie, d'hygiène, d'assainissement des égouts, mais encore d'équilibrer son budget pendant plu­sieurs années.

» Les travaux effectués ou en cours d'exécution, le paie­ment des dettes de guerre et l'achat des « Ancres d'or », s'élè­vent à 900.000 francs environ.

» La ville a donc à employer 2.800.000 francs.

» Le budget additionnel de l'année courante a pu s'équili­brer et supporter plus de 100.000 francs de dépenses extra­ordinaires, sans laisser en arrière aucune dette connue.

» Les budgets futurs, pour un temps assez long, soit jus­qu'au moment de l'emploi total des fonds d'emprunt, pour­ront faire face normalement aux dépenses ordinaires, pour les motifs indiqués précédemment.

» Une seule difficulté apparaissait jusqu'à présent, c'était l'obligation pour la ville de retirer les fonds d'emprunt et de les placer en compte courant au Trésor public, où ils ne produisent qu'un intérêt de 2 fr. 50 p. 100. Mais il vous sera possible d'obtenir l'autorisation de les placer en bons de la défense nationale à 4 fr. 50 p. 100, en vertu d'une décision ministérielle du 5 octobre 1921.

» En résumé, la nouvelle administration se trouve en pré­sence d'une situation financière exceptionnelle. Elle est as­surée, pendant la durée de son mandat et au delà, de pouvoir, sans difficultés, faire face aux charges du budget com­munal ; elle aura, en outre, à sa disposition, une somme de 2.800.000 francs pour finir de remettre les routes en état, effectuer les travaux d'hygiène qui s'imposent chaque jour davantage dans une ville climatique de l'importance de la nôtre. »

 

12 Septembre 1922.

 

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères et en accord avec M. l'Agent voyer en chef, le Conseil général de la Gi­ronde vote la priorité de la réfection de la route d'Arcachon à Bordeaux et un crédit de 2.500.000 francs.

 

27 Avril 1923.

 

MM. Veyrier-Montagnères et Pierre Dignac protestent, au Conseil général de la Gironde, contre la décision de la com­mission des routes de cette assemblée qui, pour les travaux de revêtement spéciaux de la chaussée de la route Arcachon-Bordeaux, exclut la traversée d'Arcachon jusqu'à l'allée de la Chapelle.

 

Août 1923.

 

MM. Veyrier-Montagnères et Dignac renouvellent, au Con­seil général de la Gironde, leur protestation du 27 avril 1923, au sujet de l'exclusion de la traversée d'Arcachon, des travaux de revêtement de la chaussée.

 

27 Septembre 1923.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », M. Arnault, préfet de la Gironde, et les membres du Conseil de révision.

 

2 Février 1925.

 

Décès de Mme Veyrier-Montagnères, née Mateo Petit.

Obsèques grandioses. Nombreux et éloquents discours pro­noncés sur la tombe de cette femme de bien, dont la perte est douloureusement ressentie à Arcachon.

 

Juin 1925.

 

Pour répondre à l'intention manifestée par sa femme, M. Veyrier-Montagnères fait don à la Croix-Rouge, société de secours aux blessés militaires de l'immeuble dit « Bon Lafontaine » situé à l'angle du cours Tartas et de la rue du Casino, où fonctionne le Dispensaire d'hygiène sociale.

M. Veyrier-Montagnères ajoute à cette libéralité une somme importante en espèces.

 

10 Juillet 1926.

 

M. Veyrier-Montagnères, dont le mandat de Conseiller gé­néral expire le 19 juillet 1925, fait connaître, par lettre indi­viduelle adressée à tous les électeurs, que l'état de sa santé et son grand âge l'obligent, à son très grand regret, à ne pas solliciter le renouvellement du mandat que la confiance de la population arcachonnaise lui a maintenu sans interruption pendant vingt-cinq ans.

 


Date de création : 01/04/2007 • 20:35
Dernière modification : 01/04/2007 • 20:49
Catégorie : Veyrier-Montagnères, maire d'Arcachon
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par Jacqueline le 13/03/2009 • 17:28


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