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Veyrier-Montagnères, maire d'Arcachon - Pages d'histoire locale 1909-1911

ARCACHON

Pages d'Histoire locale

1909-1911

par F. Canton


 

14 Février 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères annonce au Conseil municipal que, pour permettre à la ville d'avoir la propriété des terrains du Golf et Country-CIub, il a fait appel à la générosité de son beau-père, M. Mateo Petit, qui fait don à la ville du montant de la dépense d'achat, soit 45.000 francs, prix accepté par le vendeur, M. Henri Exshaw.

Cette bonne nouvelle est accueillie par les applaudis­sements de l'assemblée, qui charge M. Veyrier-Montagnères d'exprimer la reconnaissance de la ville à M. Mateo Petit.

Voici le bel extrait d'une lettre de ce dernier, a M. Veyrier-Montagnères, lui confirmant ce don :

« Je suis sensible, sans doute, au témoignage que vous me transmettez, au nom de votre Conseil municipal : mais croyez bien que ce n'est pas pour recevoir ces témoignages que j'ai résolu de vous donner les moyens de doter votre ville de ce champ de courses.

» Je suis, vous le savez, de ceux qui croient que ceux qui possèdent doivent se servir de leur fortune, pour être utiles à leurs concitoyens.

» Il est très beau, sans doute, de savoir gagner beaucoup d'argent, comme l'ont fait certaines personnes, sur les popula­tions des pays qu'ils habitent ; mais il faudrait aussi faire un peu de participation avec ces populations. »

C est ainsi que le champ de courses est devenu le Stade « Mateo-Petit ». du nom de son généreux donateur.

 

Du 11 au 18 Avril 1909.

 

Tir aux pigeons, au Stand des Abatilles.

 

Avril 1909.

 

Devant M. Dartigc, notaire à Bordeaux, se constitue une société hippique, ayant pour but d'organiser à Arcachon des fêtes hippiques sur le terrain acheté par la ville, grâce à la générosité de M. Mateo Petit.

M. Veyrier-Montagnères, qui a établi les statuts de cette société anonyme, fait partie du Conseil d'administration, en qualité de trésorier ; le président est M. le commandant Thurneyssen.

 

19 Avril 1909.

 

MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh sont désignés pour représenter le Conseil général de la Gironde au Congrès national des pêches maritimes.

 

19 Avril 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d'honneur de la section d'Arcachon des médaillés militaires.

 

13 Mai 1909.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », les membres du Conseil de révision, présidé par M. Duréault, préfet.

 

10 Mai 1909.

 

Le contre-torpilleur divisionnaire Javeline et les torpilleurs n° 188, 200, 234 et 239 mouillent dans le bassin. Ces bateaux effectuent une tournée de pilotage, afin d'étudier les passes.

 

17 Mai 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d'honneur de la 1119e section des Vétérans des armées de terre et de mer, présidée par M. le colonel Godon.

 

11 Juillet 1909.

 

Au Stade Mateo-Petit, concours de gymnastique des patro­nages du Sud-Ouest : 58 sociétés, 2.500 gymnastes, 183 tam­bours et 367 clairons.

Grand défilé en ville.

 

11 Juillet 1909.

 

Grande fête mutualiste, pour fêter le cinquantenaire de la fondation de la Société de secours mutuels « Sainte-Anne », sous la présidence de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts.

M. Veyrier-Montagnères est à la gare pour recevoir le Ministre et de nombreuses sociétés de secours mutuels (12.000 membres).

Salle Mauresque, M. Veyrier-Montagnères présente au Ministre les sociétés de secours mutuels et de prévoyance.

A midi, banquet présidé par le Ministre, entouré de MM. Duréault, préfet ; Munis, sénateur ; Chaumet, Combrouze, de la Trémoille, Constant, députés. Nombreux discours.

Musique du 144e régiment d'infanterie et Musique municipale.

L'après-midi, inauguration par le Ministre, de la Poupon­nière du boulevard Peganne.

Concours de gymnastique au Stade Mateo-Petit, avec la participation de 28 sociétés.

 

Du 1" au 8 Août 1909.

 

Tir aux pigeons au stand des Abatilles.

 

15 Août 1909.

 

A 16 heures, bataille de Heurs sur le Bassin.

 

16 Août 1909.

 

Une escadrille de la Méditerranée mouille sur le Bassin : Contre-torpilleurs Claymore, Cognée, Coutelas, Fanfare, Sabretache, Oriflamme, Hache.

Le 19 août, M. et Mme Veyrier-Montagnères offrent, à « Risque-Tout », une garden-party très brillante, en l'hon­neur des officiers de l'escadrille.

 

22 Août 1909.

 

Grande fête en l'honneur de l'escadrille.

Bal populaire offert aux équipages.

Fête vénitienne sur le Bassin. Courses nautiques offertes par l'Aviron arcachonnais.

Le soir, banquet intime offert aux officiers par la Municipalité.

 

Août 1909.

 

Une dépêche ministérielle fait connaître que satisfaction est donnée au vœu émis par le Conseil général de la Gironde, sur la demande de MM. Veyrier-Montagnères et Cazauvieilh, tendant à ce que la loi du 14 juillet 1908 sur la pension des inscrits maritimes soit appliquée avec effet rétroactif, à partir du 1er janvier de la même année.

 

28 Août 1909.

 

Adjudication à la Mairie de 2 hectares de la forêt des Aba­tilles, qui sont vendus pour la somme de 102.000 francs.

 

5 Septembre 1909.

 

Grand concours de beauté organisé au Casino de la Plage, sous la présidence de M. Veyrier-Montagnères.

Le soir, dîner offert aux lauréates du concours et grande fête vénitienne sur le Bassin.

 

5 Septembre 1909.

 

Grandes régates internationales organisées par la Société de la Voile.

A cette occasion, M. Veyrier-Alontagnères obtient la venue à Arcachon du contre-torpilleur Epieu et des torpilleurs n° 188 et 239.

 

22 Septembre 1909.

 

Sur la proposition de M. Veyrier-Montagnères, le Conseil général de la Gironde exprime le regret que la Compagnie du Midi ne réalise pas la double voie de Lamothe à Arcachon.

 

7 Octobre 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères préside au Casino de la Plage le banquet offert par la ville, à l'Association franco-écossaise en visite à Arcachon. Parmi les convives, on remarqua M. Délcassé, ministre des Affaires étrangères.

Discours de M. Veyrier-Montagnères.

 

15 Décembre 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères est réélu syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux.

 

Décembre 1909.

 

M. Veyrier-Montagnères, accompagné de MM. Cazauvieilh député, et Dignac, conseiller général du canton de La Teste, rend visite à M. Millerand, ministre des Travaux publics, au sujet de la double voie à établir de Lamothe à Arcachon.

 

Décembre 1909.

 

Au Conseil général de la Gironde, M. Veyrier-Montagnères proteste contre les intentions prêtées au Gouvernement de porter atteinte aux droits acquis des concessionnaires des parcs à huîtres du Bassin d'Arcachon.

 

30 Janvier 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet de la fête des facteurs des P. T. T., au restaurant Courcy-Lapachet et pro­nonce un discours.

 

Janvier 1910.

 

D'accord avec le Syndicat d'initiative, M. Veyrier-Monta­gnères ouvre une souscription, en vue de secourir immédiatement et de faire bénéficier du climat de notre station, les enfants des familles inondées de la Seine et reçoit, à ce sujet, une lettre de remerciements de M. de Selves, préfet de la Seine, ancien préfet de la Gironde.

M. Veyrier-Montagnères se rend à Paris et arrête, avec M. de Selves, les conditions d'hospitalisation d'une centaine d'enfants à Arcachon, aux deux sanatoria de Moulleau.

 

Janvier 1910.

 

Mme Veyrier-Montagnères fonde l'Œuvre des gardes-mala­des et d'assistance gratuite aux malades pauvres d'Arcachon. dont le siège est 7, boulevard de l'Océan.

Le Comité des dames de la Croix-Rouge et le Comité d'as­sistance aux malades pauvres, présidés par Mme Veyrier-Montagnères, font appel au public, pour les aider à confec­tionner des vêtements destinés aux sinistrés de Paris, qui vont être hospitalisés.

 

5 Mars 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l'hôtel de France, au banquet de l'Alimentation, présidé par M. de Gaulne, prési­dent du Syndicat d'initiative, et prononce un discours.

 

10 Mars 1910.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », les membres du Conseil de révision, présidé par M. Duréault, préfet de la Gironde.

 

12 Mars 1910.

 

Adjudication, à la mairie, des travaux de construction de la rue Nathaniel-Johnston, de l'avenue Méran et de la rue Baleste-Marichon.

Les sables provenant du dragage de la Canelette, qui reste à la chargé de l'Etat, serviront à combler le boulevard.

La dépense de construction du boulevard sera pour la ville de 230.000 francs. Cette somme sera couverte, d'une part, au moyen des 200.000 francs prévus, lors de la conversion d'emprunt, autorisée par décret du 10 octobre 1908 et, d'au­tre part, à l'aide du crédit de 67.729 fr. 37 resté ouvert pour la défense de la plage (art. 10 du budget supplémentaire de 1910).

 

26 Juin 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères préside le banquet des Vétérans des armées de terre et de mer. (Président, M. le colonel Godon.)

 

26 Juin 1910. Election au Conseil d'arrondissement.

 

L'Association républicaine d'Arcachon, présidée par M. Veyrier-Montagnères. présente la candidature de M. le doc­teur Aimé Bourdier, qui est élu par 1.262 voix sur 1.287 vo­tants et 1.263 suffrages exprimés.

 

8 Août 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères préside, au stade Mateo-Petit, le concours-exhibition de chiens policiers, organisé par le « Club des chiens de défense de Bordeaux ».

 

16 Août 1910.

 

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, l'amiral de Percin, préfet maritime de Rochefort, envoie en rade d'Ar­cachon, les torpilleurs n° 187 et 188, à l'occasion des fêtes de l'Assomption.

 

26 Août 1910.

 

L'Infante Eulalie, tante de Sa Majesté le Roi d'Espagne, arrive à Arcachon et descend chez Mme la comtesse Verbrugge, villa de Renesse, boulevard de l'Océan.

Le 31 août, la Princesse Eulalie rend visite à M. et Mme Veyrier-Montagnères, à « Risque-Tout ». Un thé lui est offert.

 

1er Septembre 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères est nommé membre du Comité de patronage de la Semaine d'aviation de Bordeaux-Mérignac et obtient que, le 14 septembre, des aéroplanes de Beau-Désert-Mérignac évoluent au-dessus d'Arcachon et y atter­rissent, si possible.

 

4 Septembre 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet offert à l'oc­casion des grandes régates, de l'Aviron arcachonnais, par les membres du Conseil d'administration de cette société, au bureau de l'Union des sociétés d'aviron et aux délégués. Le banquet est présidé par M. le colonel Godon, président de l'Aviron arcachonnais.

M. Veyrier-Montagnères prononce un discours.

 

4 Septembre 1910.

 

Grande fête vénitienne sur le Bassin.

 

14 Septembre 1910.

 

Quatre aéroplanes partent de Beau-Déscrt-Mérignac pour Arcachon. Trois se trompent de direction. Seul, l'aéro de Morane accomplit le trajet.

 

15 Octobre 1910.

 

Sur la demande du « Stade Arcachonnais », société de foot-ball rugby, présidée par M. Canton, M. Veyrier-Monta­gnères propose au Conseil municipal d'aménager le terrain du Stade Mateo-Petit.

Le Conseil vote à cet effet la somme de 2.123 fr. 25, mon­tant du devis dressé par le service des travaux de la ville.

 

16 Octobre 1910.

 

M. Veyrier-Montagnères préside la distribution des récom­penses aux lauréats de l'Œuvre postscolaire municipale et de l'Ecole régionale de pêche et de navigation.

 

27 Novembre 1910.

 

Sa Majesté Alphonse XIII, roi d'Espagne, vient incognito à Arcachon et descend au Grand-Hôtel de Moulleau.

M. Veyrier-Montagnères, voulant respecter l'incognito du souverain, se borne à déposer sa carte au Grand-Hôtel, mais le Roi prie M. Quinonès de Léon, ambassadeur, de télé­phoner au Maire d'Arcachon, de venir lui rendre visite.

Quelques minutes après, M. Veyrier-Montagnères est reçu par le souverain, qui lui serre affectueusement la main, en lui disant :

« Je n'oublierai jamais l'accueil si enthousiaste que m'ont fait vos Administrés et leurs hôtes, il y a quelques années (22 août 1907). C'est avec joie que j'ai constaté tout à l'heure, au passage trop rapide de notre automobile, les embellis­sements que vous avez apportés encore à votre cité, si co­quette déjà.

» La nouvelle route du Tir au pigeons est tout simplement délicieuse. »

 

31 Décembre 1910.

 

Une heureuse constatation : Au moment de l'avènement de M. Veyrier-Montagnères, à la Mairie d'Arcachon, en juin 1897, le nombre des centimes additionnels à la charge des contri­buables était de 101 centimes 75 centièmes.

Au 31 décembre 1910, alors que des travaux considérables ont été exécutés, travaux de voirie, jetées-promenades, achat de la forêt des Abatilles et construction de la route, boulevard-promenade, etc., le nombre des centimes additionnels ne s'élève plus qu'à 93, soit une diminution de 8 centimes 75 centièmes.

 

Janvier 1911.

 

Le mauvais temps de novembre et décembre 1910, qui n'a pas permis aux pêcheurs de sardines d'exercer leur industrie, la cherté des vivres occasionnée par les maigres résultats agricoles de l'année et la fermeture d'une des plus grandes industries du quartier Saint-Ferdinand (Pêcherie du golfe de Gascogne) ont amené une profonde crise dans un grand nombre de ménages de marins et d'ouvriers arcachonnais.

Une souscription, pour laquelle Mme Veyrier-Montagnères s'inscrit pour 1.000 francs, est ouverte, et la Société d'assis­tance maternelle d'Arcachon, présidée par Mme Bourdier, organise des soupes populaires, dans les locaux de la Pou­ponnière, boulevard Deganne.

Ces soupes sont distribuées gratuitement.

Le jour de l'inauguration, le 25 décembre 1910, Mme Vey­rier-Montagnères a servi elle-même, de 11 heures à midi, 184 soupes.

 

Janvier 1911.

 

L'Œuvre des gardes-malades et d'assistance aux malades pauvres (consultations et pansements gratuits, clinique ortho­pédique), créée par Mme Veyrier-Montagnères, offre, au Ca­sino de la Plage, un arbre de Noël, à 400 enfants de la ville.

 

Janvier 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères est réélu syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux.

 

Janvier 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères est nommé président d'honneur de la « Mutuelle postale Arcachonnaise » et de l' « Union orphéonique ».

 

Janvier 1911.

 

La Pêcherie du Golfe de Gascogne ayant fait faillite et les salaires des équipages des bateaux chalutiers n'étant pas (payés, la caisse de la société étant vide, M. Veyrier-Montagnères offre, par lettre, à l'Etat, de lui avancer les sommes nécessaires, sans intérêts, pour payer ces salaires, les famil­les des équipages étant sans ressources.

Par lettre du 24 janvier 1911, M. Daigre, administrateur de l'Inscription maritime, accepte cette offre et envoie à M. Veyrier-Montagnères, l'état récapitulatif des salaires dus aux équipages et dont le total s'élève à la somme de 19.466 fr. 85.

Le 27 janvier, M. Veyrier-Montagnères remet à M. Daigre la somme de 19.464 fr. 85, dont la répartition est faite le 28 janvier.

 

5 Février 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l'hôtel Courcy, au ban­quet de la fête des facteurs des P. T. T. et prend la parole.

 

5 Février 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères reçoit à la Mairie, une délégation des patrons et mécaniciens des équipages de la Pêcherie du Golfe de Gascogne, venue pour le remercier d'avoir généreusement fait l'avance de leurs salaires.

Au nom de ses camarades, M. Barada s'exprime en ces termes :

« Monsieur le Maire,

» Nous venons, au nom des équipages de la Pêcherie du Golfe de Gascogne, vous remercier de l'acte de solidarité et de générosité que vous venez de faire à leur égard.

» Si beaucoup de nos enfants ont eu du pain, malgré notre chômage, c'est à vous que nous le devons. Aussi, nous ne pouvons pas laisser passer ce geste d'humanité sans venir une fois de plus vous remercier et vous affirmer nos sen­timents et nos hommages les plus respectueux. »

M. Veyrier-Montagnères, se souvenant des termes de la lettre que lui avait adressée son beau-père, M. Mateo Petit, donateur du stade qui porte son nom, répondit que c'est le devoir de ceux qui possèdent de se servir de leur fortune, pour être utiles à leurs concitoyens et qu'il avait été très heureux de venir en aide à des familles dignes d'intérêt.

 

25 Février 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, à l'hôtel de France, au banquet de l'Alimentation et prend la parole.

 

Février 1911

 

Par décret du Président de la République, les travaux de reconstruction du débarcadère d'Eyrac et de construction de la cale inclinée sont déclarés d'utilité publique.

La dépense est évaluée a 100.000 francs, dont 60.000 francs à la charge de l'Etat et 40.000 francs, à la charge de la ville. Celle-ci est autorisée à récupérer sa pari contributive, au moyen d'une taxe sur les passagère des bateaux à vapeur.

 

10 Mars 1911.

 

M. Veyricr-Montagnères est nommé pour 1911, trésorier de la Société hippique d'Arcachon, présidée par M. Léon Prom.

 

11 Mars 1911.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à "Risque-Tout", M. Duréault, préfet de la Gironde, et les membres du Conseil de révision.

 

11 Mars 1911.

 

Depuis trois mois, 20.000 soupes ont été distribuées gratui­tement entre les familles éprouvées par la tempête et par la fermeture de la Pêcherie du Golfe de Gascogne. 400 ménages en ont bénéficié.

Organisatrices de ces soupes populaires : Mme Veyrier-Montagnères, Mme Bourdier, présidente de la Société d'as­sistance ; Mme Canton, secrétaire générale, fondatrice de la société, et les dames du bureau de la société.

 

16 et 17 avril 1911.

 

Deux journées de Concours hippique organisées, au stade Mateo-Petit, par la Société hippique d'Arcachon.

 

Du 16 au 23 Avril 1911.

 

Tir aux pigeons au stand des Abatilles.

 

Du 2 au 6 Août 1911.

 

Tir aux pigeons au stand des AbatiIles.

 

4 Août 1911.

 

Le tramway de l'Aiguillon à Moullcau inaugure son service.

Le même jour, inauguration de l'éclairage électrique as­suré par l'usine électrique nouvellement construite, confor­mément aux accords conclus avec la ville.

 

13 Août 1911.

 

En présence du grand succès obtenu par les concours hip­piques des 16 et 17 avril, la Société hippique d'Arcachon offre une troisième journée, qui obtient le même succès.

Le soir, fête vénitienne sur le bassin entre le débarcadère d'Eyrac et le Grand-Hôtel, au cours de laquelle se livrent des combats navals.

Durant les hostilités, la fanfare « Rallye-Saint-Hubert », de Bordeaux, exécute les airs de chasse les plus variés.

 

25 Août 1911.

 

Sur la demande de M. Veyrier-Montagnères, le vice-amiral de Percin, préfet maritime de Rochefort, envoie à Arcachon, pour rehausser l'éclat des grandes fêtes nautiques organisées par le «Touring-Club de France», les torpilleurs de haute mer Javeline et Grondeur et les torpilleurs n° 183, 187, 200 et 267. Ces bateaux de guerre mouillent en rade d'Arcachon, le 25 août.

 

26 et 27 Août 1911.

 

Grande manifestation nautique organisée par le « Touring-Club de France».

Pour clôturer dignement cette manifestation, la Municipa­lité donne, avec le concours de l'« Aviron arcachonnais », une belle fête vénitienne.

Illuminations des villas en bordure de la plage, de la jetée-promenade, de la place Thiers et du débarcadère d'Eyrac.

 

26 Août 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste au banquet offert, au Ca­sino de la Plage, par le «Touring-Club de France». A ce banquet présidé par M. Rondet-Saint, vice-président du Comité nautique du « Touring-Club », M. Veyrier-Montagnères prend la parole.

 

27 Août 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste, au Casino de la Plage, au banquet offert par l'« Aviron Arcachonnais » (président, M. le colonel Godon), aux délégués étrangers et à la presse. Dis­cours de M. Veyrier-Montagnères.

Le soir, fête vénitienne sur le Bassin.

 

2 et 3 Septembre 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères assiste au Concours de manœu­vres de pompes à incendie et de sauvetage, organisé par l'Union départementale des sapeurs-pompiers de la Gironde.

Forêt des Abatilles Résultats de la merveilleuse opération réalisée par la ville. Dépenses :

Achat de 44 hectares : F. 83.000 F

(Frais de vente compris.)

Construction de la route : 53.000 F

Part exigée par l'Etat, à la suite d'une malsaine campagne de certaine Presse locale, sur le pro­duit de la vente de 2 hectares, à divers : 23.000 F

(L'Etat revendiquait le produit total de la vente : 102.000 francs.)

Total des dépenses : 159.000 F

Recettes :

Cession de 9 hectares au sanatorium : 20.000 F

Vente de 2 hectares à divers : 102.000 F

Total des recettes :122.000 F

Différence à la charge de la ville pour 33 hectares tous frais compris : 37.000 F soit 1.121 francs l'hectare ou 0 fr. 11 le mètre carré.

 

24 Septembre 1911.

 

Concours de natation. Traversée du bassin, organisée par le « Burdigala », sous le patronage de l'Aviron Arcachonnais et de la Municipalité.

 

8 Octobre 1911.

 

M. et Mme Veyrier-Montagnères reçoivent à déjeuner, à « Risque-Tout », le Conseil municipal, les chefs des services municipaux, les fonctionnaires et quelques amis personnels.

 

14 Octobre 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères est autorisé par le Conseil muni­cipal à traiter, en vue de la publicité lumineuse à faire à Paris au profit d'Arcachon, pendant six mois, en 1912.

Sur les écrans seront inscrits les mots suivants :

Arcachon. La Forêt. La Plage.

En outre, des articles élogieux sur Arcachon seront pu­bliés dans les journaux étrangers, principalement en Angle­terre.

 

19 Novembre 1911.

 

M. Georges Eyssartier, commissaire général de la fête nau­tique organisée a Arcachon, les 26 et 27 août 1911, par le « Touring-Club de France », remet à M. Veyrier-Montagnères, au nom de cette société, une médaille d'honneur, grand module, en argent, en souvenir du concours empressé du maire d'Arcachon, en cette circonstance.

Cette distinction fut votée à l'unanimité, par l'Assemblée générale du « Touring-Club ».

 

26 Novembre 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères informe le Conseil municipal qu'il va tenter de nouveau d'obtenir la fusion des deux socié­tés de gymnastique d'Arcachon, M. Lételié, professeur des « Enfants d'Arcachon », ayant donné sa démission.

 

Décembre 1911.

 

Les pourparlers de fusion des deux sociétés de gymnasti­que n'ayant pas abouti, M. Veyrier-Montagnères annonce qu'un nouveau professeur des « Enfants d'Arcachon » va être nommé. Ce professeur, qui sera chargé de l'éducation phy­sique des enfants des écoles communales, devra posséder les brevets ou diplômes conférés par l'Ecole normale de gymnastique et d'escrime de Joinville-le-Pont.

 

Décembre 1911.

 

La Compagnie du Midi procède à la construction d'une double voie entre Lamothe et Arcachon.

 

Décembre 1911.

 

M. Veyrier-Montagnères est élu, pour la quatrième fois, syndic de la Compagnie des agents de change de Bordeaux, pour l'année 1912.

 

Décembre 1911.

 

M. Pierre Majoufre, adjudant instructeur à l'Ecole de Joinville-le-Pont, titulaire du brevet de la Sorbonne, de celui de maître de gymnastique et de celui de prévôt d'escrime, est nommé professeur d'éducation physique, des écoles communales d'Arcachon.

 

Recensement de la population en Mars 1911.

 

Le dernier recensement de la population accuse une aug­mentation de 921 habitants depuis 1906, de 1990 depuis 1901, et de 1908 depuis 1896.

En quinze années, la population s'est accrue de 2.000 habi­tants environ.

 

30 Décembre 1911.

 

Le Conseil municipal confie à M. Vignaux, entrepreneur à Arcachon, l'exécution des travaux de construction du bou­levard-promenade, la soumission déposée par cet entrepre­neur réalisant sur les autres soumissions, une économie pour la ville, de 20.000 francs.

 


Date de création : 01/04/2007 • 20:29
Dernière modification : 01/04/2007 • 20:40
Catégorie : Veyrier-Montagnères, maire d'Arcachon
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react.gifRéactions à cet article


Réaction n°1 

par Lisa le 09/03/2009 • 02:20

Merci beaucoup pour cet article. Je dois faire des recherches sur Arcachon en 1911 pour mon cousin qui écrit un livre. Merci à la personne qui a pris le temps de taper toute cette chronique dans le net!!!
Sont bienvenus les courriels de personnes connaissant l´histoire de cette époque (1911)pour me donner un coup de main.
Lisa, eehrenberger@free.fr


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Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch

Maison des Associations - 51 cours Tartas 33120 Arcachon - Tél 05 56 54 99 08

Permanence le mercredi de 14 h 00 à 17 h 00 ou sur rendez-vous


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